Le marché Carbone au Maroc

Le marché carbone est un système d’échanges et de transactions des crédits de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En fixant un quota (dépendant du pays) les entreprises qui respectent leur quota d’émissions peuvent  faire plus d’efforts de réduction de leurs émissions (éventuellement les émissions d’une autre entreprise) et ils pourront par la suite obtenir en échange des crédits carbones. Ces crédits sont obtenus à chaque tonne de CO2 non émise dans l’atmosphère grâce aux mesures prises par l’entreprise.

Grace au marché carbone, les entreprises qui n’arrivent pas à réduire leur émissions au deçà  du quota, auront la possibilité d’augmenter leur quota en achetant des crédits carbone supplémentaire.

Les premiers marchés sont apparus au cours des années 90 aux États-Unis afin de lutter contre les pluies acides due aux émissions de SO2, par la suite ; le concept a été appliqué aux émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du protocole de Kyoto. De nos jour, c’est le marché européen (EU ETS : European Union Emissions Trading System) qu’est considéré comme le plus développé, il couvre plus de 11000 centrales électrique et usines dans les 28 pays de l’EU, plus l’Islande, Norvège et Liechtenstein.

Notons que chaque marché dispose de ses propres caractéristiques en termes d’industrie et gaz couvert ainsi qu’en termes d’objectifs et quota de réduction, ce qui explique la marge de variation du prix  de la tonne équivalente du CO2, en effet le prix peut varier entre 1euro et 20euro selon le marché.

Au Maroc, le gouvernement a exprimé son désir de vouloir créer un marché carbone. Mme Nezha Elouafi ; Secrétaire d’état chargé du développement durable à annoncer , vendredi  07 juillet , lors de l’ouverture de la conférence nationale sur le marché carbone, que le Maroc ambitionne de créer un marché carbone conforme à sa conjoncture économique et capable de générer des actifs carbone , permettant une implication dans le système d’échanges international des droits d’émissions des gaz à effet de serre.

Ce marché, toujours selon Madame La secrétaire d’état, doit tenir compte des mécanismes du marché mondial, de l’article 6 de l’accord de Paris et de l’évolution des secteurs de l’électricité, des phosphates et du ciment au Maroc.

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