La première obligation verte marocaine

Le Maroc a enfin procédé à l’émission d’obligation verte. Une première non seulement pour le Royaume mais aussi pour le cantinant Africain.   

Les Green Bonds sont des obligations, autrement dit des titres de dette qui peuvent être émis par une entreprise, un Etat ou une région dans le but d’emprunter de l’argent. Ces obligations sont achetées par des investisseurs qui prêtent donc de l’argent à la partie qui veut en emprunter.

Contrairement à un crédit classique, une obligation est « plus pratique et flexible puisque l’investisseur qui l’a achetée peut ensuite la revendre à un autre investisseur, qui peut lui aussi faire de même, etc ».

Cette obligation est considérée comme verte si elle est destinée à financer un ou plusieurs projets censés contribuer à la protection de l’environnement, comme c’est le cas aujourd’hui avec Masen.

L’annonce de ces « Green Bonds »a été faite en ouverture de la journée consacrée aux financements verts (Climate Finance Day), événement labellisé COP22 dont l’objectif est justement de pousser les investisseurs à mobiliser des fonds en faveur d’une économie verte.

La BCP a annoncé le Jeudi 3 Novembre 2016, la souscription de l’IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, ainsi que Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, pour des montants respectifs de 100 et de 35 millions d’euros, soit un un montant total de 135 millions d’euros (1,5 milliard MAD) assorti d’une maturité de 10 ans.

L’émission de cette obligation verte en euro constitue une première dans le secteur bancaire africain. La conformité du Green Bond BCP a été certifiée par Green Investment Bank (GIB), organisme de renommée internationale.

L’objectif principal de l’émission de ces fonds est le refinancement des projets d’énergie renouvelable marocains présentant des avantages environnementaux qui visent notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Et de même la création d’un mécanisme de financement durable pour que les banques prennent en charge les investissements à long terme sur des actifs verts, en canalisant l’argent institutionnel privé vers la finance climatique via les marchés financiers.

Le financement devrait aider à économiser l’équivalent de 938.000 tonnes d’émissions de CO2 en moyenne, par an, ainsi que l’équivalent de 17,36 millions de tonnes de CO2 en économies de gaz à effet de serre sur le reste de la durée de vie des projets financés.

Le CISE se positionne ainsi comme un véritable outil qui permettra au Maroc de multiplier ce genre d’initiatives, en encourageant le secteur privé à travers ses incubés à s’initier à des outils de financement innovants comme les Green Bonds au Maroc.

Pour recevoir notre newsletter mensuelle